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Accueil > REVUES > Archiscopie > ARCHISCOPIE 13 THEME DENSITE / INTENSITE


 
2000400019952

 

Archiscopie


ARCHISCOPIE 13 THEME DENSITE / INTENSITE

 
12.50 €


Code EAN 13 : 2000400019952
date de parution : 
05/02/2018
éditeur : 
Cité de l'Architecture & du Patrimoine
langues : 
Français
format : 
17 x 24 cm
nbre de pages : 
124



Éditorial

Archiscopie élargit son champ critique - Il s’agissait de tourner la page. Passé la tentation de faire table rase de l’existant, il est apparu que la transformation était bien plus intéressante que le changement radical. L’injonction rimbaldienne qui voudrait que l’on soit “absolument moderne” ne passe pas forcément aujourd’hui par ce type de stratégie de rupture. Il en va de même en architecture.

L’enjeu était de dynamiser Archiscopie par une nouvelle formule tout en restant dans le même format, le même rythme de parution trimestriel et la même économie. Le numéro 13 incarne cette mutation, assurée par de nouvelles rubriques bien sûr, de nouvelles plumes, un nouveau ton, dans une maquette qui imprime de nouveaux rythmes. Changement majeur, la formule repensée repose sur une nouvelle structure en quatre séquences avec chacune sa logique.
La pièce maîtresse est un dossier qui vient nourrir la réflexion sur un thème d’actualité. En choisissant “Densité / Intensité” pour ce numéro de transition, Archiscopie focalise l’attention sur la question des équilibres au cœur du grand débat métropolitain, avec notamment des focus venant de l’étranger (Tôkyô, Moscou, Barcelone...).
Séquence conversation ensuite, dans un long entretien avec un auteur ou autre penseur de la ville contemporaine, afin de développer d’autres points de vue sur la fabrique de la ville. L’architecte-paysagiste Michel Desvigne débute ainsi la série en soulevant, entre autres, la question de l’agriculture urbaine.
La troisième séquence, intitulée “L’espace critique”, s’ouvre par l’analyse d’une tendance de fond ; apparaît ainsi un certain retour à la structure porté par une génération de jeunes architectes français, représentée notamment par Bruther, DATA, Muoto. Après ce décryptage, s’enchaînent une série de textes critiques sur des bâtiments en France comme à l’étranger (dont l’ensemble très réussi du Louvre Abu Dhabi par Jean Nouvel), sur des livres monographiques ou des ouvrages thématiques, et sur des films où l’architecture et la ville jouent un rôle particulier. Ici, une immersion dans l’univers spatial de Brian De Palma. Dernière séquence avec une bibliographie fournie, construite selon un nouveau rubriquage.
Archiscopie, c’est une diversité d’écriture assurée par ses auteurs, journalistes, historiens, chercheurs, avec pour seul objectif d’apporter une dimension critique, une autre profondeur de champ dans un monde envahi par l’impératif de communication.

Francis Rambert

 

SOMMAIRE


THÈME

La densité par obligation
par Sophie Trelcat
Le mot a tendance à faire peur, le vocable ne fait pas vendre. Dès lors, comment intégrer l’idée de densité comme programme ? Comment concilier l’urgence à juguler l’étalement urbain et le bon équilibre à trouver dans nos métropoles contemporaines ? Tandis que le nombre de cent logements à l’hectare apparaîtrait comme le seuil maximal tolérable sur la planète, le curseur du projet se déplace entre densité et intensité. Plus que jamais, il s’agit de construire la ville sur la ville.

Tôkyô, ses mots, ses maux
par Manuel Tardits
Au Japon, qui voit sa population vieillir et diminuer, 70 % des gens habitent en milieu urbain. À l’échelle d’une aire métropolitaine de 42 millions d’habitants, Tôkyô affiche une densité pas si élevée dans un schéma infrastructurel rigoureux. Il faut alors entrer dans l’histoire de la formation de ce qui est devenu aujourd’hui la plus grande mégalopole du monde pour prendre la mesure du phénomène.

Masse et expansion à la russe
par Fabien Bellat
En Russie, l’attractivité des grandes villes ne faiblit pas. Si la densité moscovite, plus proche de celle de Londres que de celle de Paris, laisse penser que certains équilibres ont été trouvés à l’échelle métropolitaine, un certain manque de pensée urbaine semble se manifester à l’échelle du pays. Dans ce contexte propice au développement de hautes barres, la question patrimoniale s’invite dans le débat.

Quand Cerdà fait rimer intensité avec qualité
par Francesc Magrinyà et Fernando Marzá
Élaboré en 1859, le plan Cerdà pour Barcelone s’est illustré par la durabilité de ses options. Cet instrument d’urbanisme évolutif travaille sur l’intensité pour obtenir une qualité urbaine. Avec un équilibre de 50 % de logements et de 50 % de jardins, l’ingénieur Ildefons Cerdà, contemporain d’Haussmann, développe un ratio de 250 habitants à l’hectare. Analyse d’une grille qui s’est densifiée avec le temps.

Le logement et la difficile acceptation de la densité
par Philippe Simon
Selon une étude de l’Observatoire de la ville, 65 % de la population aurait un avis négatif sur la densité. Au-delà de tout ressenti face à cette question, se loger dans la densité est devenu, depuis le Paris d’Haussmann, un sujet qui ouvre les portes à différentes expérimentations en France, de Lyon Confluence au Trapèze à Boulogne-Billancourt en passant par Paris-Batignolles. L’analyse d’un architecte et enseignant-chercheur nous éclaire sur les multiples facettes de la densité.

Des feuilles de cuivre face à la Grande Bibliothèque
par François Lamarre
Au-dessus des voies de chemin de fer, dans le nouvel urbanisme de Paris Rive Gauche, l’immeuble mixte construit par l’agence Harari défend l’idée d’un habitat social métropolitain aux standards élevés et à forte densité. Le jardin en terrasse du neuvième étage est en prime.

Dans l’épaisseur d’un macrolot
par Thierry Mandoul
Dans le secteur du Trapèze, à Boulogne-Billancourt, on ne dit plus îlot mais “macrolot”. Un vocable qui définit une organisation autant qu’une épaisseur. C’est dans ce contexte dense que PPA Architectures et Xavier Leplaë ont réalisé une opération de 79 logements sur l’un des derniers terrains de cette grande mutation urbaine.

Un moderne dans le rempart de Grillon
par Serge Clavé
En vacances dans le Vaucluse, Georges-Henri Pingusson découvre en 1971 le village de Grillon. Il a un coup de foudre et se lance dans une opération exemplaire combinant restauration et transformation. Son travail milite alors pour une densité retrouvée sur une acropole provençale. Une œuvre manifeste pour cet architecte-enseignant qui travaillera in situ avec des étudiants sur cette expérimentation. À l’heure où la Cité de l’architecture & du patrimoine consacre une exposition à l’auteur de Latitude 43 et du Mémorial des martyrs de la déportation, retour sur une démarche pédagogique exceptionnelle en milieu rural.

 

L'ENTRETIEN

MICHEL DESVIGNE
“Nous devons travailler beaucoup plus avec les agronomes”

propos recueillis par Francis Rambert
Très influencé par l’école américaine, l’architecte-paysagiste Michel Desvigne rêve de grands espaces et autres systèmes de parcs. Une pensée de l’amplification de la géographie qu’il s’attache à mettre en œuvre à l’échelle de territoires très différents, du cluster de Paris-Saclay, dans le Grand Paris, à Euralens, dans le bassin minier, en passant par les centres-villes de Marseille et de Bordeaux.

 

L'ESPACE CRITIQUE


Tendance
Retour du refoulé

par Richard Scoffier
Assisterait-on à un retour de la Structure ? Deux projets remarqués récemment, celui de Muoto sur le plateau de Saclay et celui de Bruther à Caen, nous donnent des indices clairs. Après avoir été, un temps, reléguée et laissée plutôt aux bureaux d’études techniques, la question de la structure semble revenir sur le devant de la scène architecturale. Pur hasard ou mouvement de fond ? Analyse d’un phénomène à partir de la production de quelques agences émergentes.

La planète des sables
par Philippe Trétiack
Nouvelle icône architecturale des pays du Golfe avec sa coupole étoilée, le Louvre Abu Dhabi a ouvert ses portes 20 ans après le Guggenheim de Bilbao, œuvre dont la résonance planétaire avait marqué la fin du XXe siècle. Salué par la critique, le musée conçu par Jean Nouvel sur une île a brillamment pris le relais. Cette deuxième œuvre lacustre de l’architecte français, après le centre culturel de Lucerne, peut être également vue comme une variation sur le thème de la sphère.
• Louvre Abu Dhabi, île de Saadiyat, Abu Dhabi (Émirats arabes unis). Maîtrise d’ouvrage : The Tourist Development and Investment Company of Abu Dhabi. Maîtrise d’œuvre : Ateliers Jean Nouvel, avec HW architecture. Calendrier : début du projet 2007, chantier 2013-2017.

Le génie des lieux transformés
par Francis Rambert
Au cœur de La Haye, l’OMA a relevé le défi de transformer un bâtiment des années 1990 pour installer plusieurs ministères dans un seul lieu. Repenser sans détruire impliquait d’imprimer une autre logique “superflexible” à un parallélépipède tertiaire massif. C’est toute une réflexion sur l’espace de travail qui s’impose dans une mise en relation avec la ville.
• Immeuble Rijnstraat 8, La Haye (Pays-Bas). Maîtrise d’ouvrage : Rijksvastgoedbedrijf. Maîtrise d’œuvre : OMA / Ellen van Loon arch. (Bart Nicolaas chef de projet). Calendrier : concours 2012, chantier 2015-2017.

Le défi de la transformation du patrimoine XXe
par Jean-François Pousse
Après avoir opéré sur le bâtiment construit par Le Corbusier pour l’Armée du salut, François Chatillon s’est lancé dans la mutation simultanée de deux autres références de l’architecture du XXe siècle à Paris : la piscine des Amiraux signée Henri Sauvage et la Maison des sciences de l’homme conçue par Lods, Depondt et Beauclair. Entre un lieu de sport indissociable des logements sociaux qui le surplombent et un lieu pour chercheurs contenant une bibliothèque, il n’y a qu’un lien : l’excellence de l’architecture. Histoire de deux renaissances.
• Piscine des Amiraux, rue Hermann-Lachapelle, Paris 18e. Maîtrise d’ouvrage : Ville de Paris. Maîtrise d’œuvre : François Chatillon architecte mandataire, Gilles Leverrier arch. ; Emmanuelle Gallo, Richard Palmer (consultants). Surface : 2396 m2. Calendrier : 2013-2017. Montant des travaux : 10 M€ HT.
• Maison des sciences de l’homme, 54 boulevard Raspail, Paris 6e. Maîtrise d’ouvrage : EPAURIF. Maîtrise d’œuvre : François Chatillon architecte mandataire, Atelier Michel Rémon ; Vanessa Fernandez, Emmanuelle Gallo, Anne-Charlotte Depondt, Richard Palmer (consultants). Calendrier : 2013-2017. Montant des travaux : 27,2 M€.

Ravéreau, une leçon d’architecture
par Gilles Perraudin
Disparu l’automne dernier à 98 ans, André Ravéreau a voué sa vie à l’architecture du désert. Formé à l’atelier Perret à l’École des beaux-arts, cet architecte parti un jour en Algérie aura la révélation du M’Zab, auquel il consacrera un ouvrage de référence, préfacé par Hassan Fathy, et qu’il réussira à faire classer au Patrimoine mondial en 1982. Sa démarche lui vaudra d’être reconnu par le prix Aga Khan. Gilles Perraudin, qui le considère comme son “maître”, évoque la mémoire de cette grande figure peu connue, à travers des fragments de conversation dans le désert, il y a 44 ans.

Jean-Claude Garcias (1940-2017)
Critique d’architecture et angliciste, Jean-Claude Garcias nous a récemment quittés. Associé de l’agence Treuttel-Garcias-Treuttel (devenue TGTFP), c’est aussi par l’écriture qu’il aimait s’exprimer. Il fut une plume du Bulletin de l’Ifa, puis d’Archiscopie et participa à l’émission “L’Équerre et le compas”. Paul Chemetov évoque ici sa mémoire. Pour rester dans l’idée d’une conversation, nous republions un texte où Jean-Claude analyse un livre écrit en 1992 par son mentor, ancien pilier de l’AUA.

Mansart, la quête de perfection classique
par Jean-Pierre Le Dantec
S’il n’aura pas la chance d’avoir la commande du palais de Versailles, comme son petit-neveu Jules Hardouin, François Mansart restera la grande figure du classicisme français. Spécialiste de son œuvre, Claude Mignot livre le portrait d’un “architecte artiste”, auteur de magnifiques dessins et d’une bonne quarantaine de bâtiments dont le joyau du château de Maisons-Laffitte sur le chemin royal de Saint-Germain-en-Laye.
• Claude Mignot, François Mansart. Un architecte artiste au siècle de Louis XIII et de Louis XIV, Paris, Le Passage, 2016.

Grand prix de Rome et grands ensembles
par Gabriel Ehret
Comment combiner rationalisme et régionalisme ? L’architecte alsacien Charles-Gustave Stoskopf donnera une réponse dans son œuvre qui se mesure à l’échelle de plus de 40 000 logements. Après lui avoir consacré sa thèse, Gauthier Bolle nous livre, dans un ouvrage bien documenté, toutes les clés de lecture du travail de cet urbaniste des Trente Glorieuses qui avait comme grand client la Caisse des dépôts. Portrait d’un architecte qui se partageait entre Colmar, Strasbourg et Paris.
• Gauthier Bolle, Charles-Gustave Stoskopf, architecte. Les Trente Glorieuses et la réinvention des traditions, Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2017.

Dans l’univers spatial de Perec
par Emmanuelle Graffin
Georges Perec, qui a fait récemment son entrée dans la Pléiade, nous invite à l’exploration spatiale à travers toute son œuvre, de la lettre A à l’univers. Un architecte-enseignant comme Vincen Cornu, par exemple, puise dans la démarche de cet auteur oulipien une matière pour transmettre la notion d’habiter. Fondés en 1985, les Cahiers Georges Perec proposent, dans leur numéro 12, de nous ré-immerger dans ces “espèces d’espaces” perecquiens.
• Espèces d’espaces perecquiens,
travaux réunis et présentés par Danielle Constantin, Jean-Luc Joly et Christelle Regiani, Cahiers Georges Perec, n° 12, 2015.

Pour une approche intellectuelle et raisonnée de l’architecture
par Guy Lambert
Dans son essai Architectural Judgement, publié en anglais en 1971, l’historien canadien Peter Collins pose la question de la critique entre littérature juridique et culture architecturale. Aujourd’hui traduit en français, le texte met au jour autant les convictions d’un enseignant-chercheur que les analogies possibles entre le champ du droit et celui de l’architecture. Décryptage.
• Peter Collins, Juger l’architecture, traduit de l’anglais et annoté par Pierre Lebrun, Gollion, Infolio, 2017.

Les pulsions architecturales de Brian De Palma
par Rémi Guinard
De la célèbre Chemosphere, architecture expérimentale signée John Lautner à Los Angeles en 1960, le cinéaste Brian De Palma a fait l’épicentre d’un chef-d’œuvre du septième art : Body Double. Ce film est projeté à la Cité, dans le cadre du cycle “Globes et explorations du monde à l’écran” et vient d’être réédité avec cinq autres films et un livre d’entretiens. Une occasion de revenir sur la filmographie d’un auteur majeur, dont la métropole moderne demeure le personnage central, de LA à Miami en passant par Chicago.
• Coffret Brian De Palma : 6 films (Phantom of the Paradise, Furie, Pulsions, Blow Out, Body Double, Scarface) ; ouvrage d’entretiens (revu et aug.) de Samuel Blumenfeld
et Laurent Vachaud avec le réalisateur, Paris, Carlotta Films, 2017.

 

BIBLIOGRAPHIE


 
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