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AMC 273

 

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AMC 273

 
19.50 €
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Code EAN 13 : 2000400121310
date de parution : 
Novembre 2018
éditeur : 
AMC
langues : 
Français
format : 
28 x 21 cm
nbre de pages : 
114



Au sommaire du numéro d'AMC n°273-novembre 2018: une enquête sur les stations de ski, un dossier sur l'innovation dans le logement social, des détails sur les atriums et passerelles, et une matériauthèque consacrée aux composites de fibres techniques. Mais aussi les réalisations du mois: la rénovation de la scène nationale de Chalon-sur-Saône par Hebbelinck/Hart Berteloot, l'institut de mathématiques à Orsay par Jean Guervilly et Françoise Mauffret, l'ambassade de France à Haïti par Explorations, ainsi que l'aménagement d'un studio multiusage à Paris par Freaks. En référence, les maisons écologiques et participatives à Berlin de Frei Otto (1925-2015).

Voie étroite


Le deuxième semestre de l’année déverse son lot de grands prix –de l’Architecture, de l’Urbanisme, du Paysage– et désormais ses Journées nationales de l’architecture (JNA)– dans l’indifférence générale des médias et de l’opinion publique. Tout se passe comme si ces disciplines constituaient un monde à part, sans intérêt pour le commun des mortels, alors même qu’elles conditionnent, jour après jour, son cadre de vie. Là où la mode, avec la fashion week, a monopolisé les caméras, les JNA (oui, elles ont bien eu lieu, du 19 au 21 octobre) sont passées inaperçues. Les heureux récipiendaires des grands prix –Pierre-Louis Faloci pour l’architecture, TER pour l’urbanisme, Jacqueline Osty pour le paysage–, célébrés par les «professionnels de la profession», restent inconnus de la presse généraliste, qui, par ailleurs, questionne très rarement le bâti et le territoire. Il faut au moins trois jours d’inondation et malheureusement une dizaine de morts pour qu’on entende quatre experts débattre sur l’étalement urbain  ou l’artificialisation des sols.
D’où vient cette indifférence, voire cette défiance, à l’égard de la fabrication du cadre de vie? Plusieurs raisons sont souvent pointées: l’absence d’initiation à l’école et au lycée, la complexité et le manque de lisibilité des processus de production de la ville, l’incompréhension de la nature du travail de conception… Peut-être l’architecture du quotidien –expression si souvent répétée– serait-elle justement trop proche du quotidien des Français pour les intéresser vraiment? Trois expositions remarquables à Paris tentent pourtant de stimuler la réflexion et d’éveiller l’imaginaire du public. Au pavillon de l’Arsenal, «Capital agricole» explore les possibilités de retrouvailles entre la ville et l’agriculture pour imaginer le futur d’une métropole «recultivée». Au musée des Arts décoratifs, l’architecte designer Gio Ponti transfigure n’importe quel programme –de la machine à café au gratte-ciel–, montrant qu’une créativité inventive et joyeuse reste possible dans tous les domaines du quotidien. Enfin, au palais de Tokyo, l’artiste architecte Tomas Saraceno met littéralement en lumière toute la poétique et l’ingéniosité qui transparaît à travers les structures arachnéennes tissées par des araignées. C’est peut-être sur cette voie étroite, associant pédagogie et poésie, que l’architecture parviendra à toucher le cœur –et le cerveau– du grand public.

 
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