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Accueil > HISTOIRE & PATRIMOINE > XXe siècle > ARCHITECTURE EN UNIFORME - (COHEN JEAN LOUIS)


 
ARCHITECTURE EN UNIFORME - (COHEN JEAN LOUIS)

 

XXe siècle


ARCHITECTURE EN UNIFORME - (COHEN JEAN LOUIS)

 
38.55 €


Code EAN 13 : 9782754105293
éditeur : 
Centre Canadien d'Architecture / Hazan
date de parution : 
2011-05-01
nbre de pages : 
448
format : 
23 x 17 cm



Catalogue de l'exposition Architecture en uniforme à la Cité de l'Architecture et du Patrimoine, du 24 avril au 8 septembre 2014

Les armées de la Seconde Guerre mondiale ne représentent guère que la pointe d’icebergs entrant en collision, ces nations belligérantes qui se sont mobilisées et transformées pour une guerre de production d’une ampleur jusqu’alors inconnue. Architecture en uniforme porte sur la vaste contribution de l’architecture à la guerre entre les bombardements de Guernica en 1937 et d’Hiroshima en 1945, et étudie la façon dont les méthodes de l’architecture et celles de la construction furent remises en question, conduisant à la suprématie de la modernité.
Largement diffusée par l’image, la destruction de Guernica annonce la nouvelle échelle de la guerre mécanisée et met à mal la distinction entre le front et l’arrière qui cesse d’être une zone protégée. Des architectes tels Alvar Aalto, Normal Bel Geddes, Charles et Ray Eames, Buckminster Fuller, Walter Gropius, Albert Kahn, Le Corbusier, Erich Mendelson, Richard Neutra, Albert Speer et Bruno Zevi, entre autres, seront mêlés à la guerre tant à l’avant que loin derrière les lignes.
L’intensité du développement économique des temps de guerre et la vitesse du changement technique ont de profondes incidences. Des questions comme le rationnement de la nourriture et des matériaux, la mobilisation massive des civils et la préoccupation des économies d’énergie émergent, alors que des nations entières connaissent une réorganisation industrielle et économique d’ensemble. Les architectes continuent à travailler dans le contexte de la guerre totale, mais sont également appelés à s’engager, comme concepteurs et artistes pour produire de la propagande et appliquer à de nouveaux domaines la technique et les méthodes militaires.Un boom inégalé de la construction crée de nouveaux paysages industriels, alors que des milliers d’usines et de cités ouvrières sont bâties avec de nouveaux matériaux et techniques qui sont toujours en accord avec la pensée contemporaine, comme le projet de Channel Heights réalisé par Richard Neutra pour les chantiers navals de l’Armée américaine à San Pedro, en Californie.
Les architectes étudient aussi la construction modulaire et la préfabrication afin de répondre aux besoins du déploiement des forces à grande distance caractéristiques des temps de guerre. Ces méthodes ont une influence sur des projets comme l’Unité de déploiement Dymaxion, de Fuller, et les « écoles volantes » de Le Corbusier; elles vont également mener à la production des baraques Quonset de l’armée américaine, fabriquées à plus de 170 000 exemplaires et implantées sur tous les continents.
En même temps que des fortifications destinées aux champs de bataille et à l’arrière, on construit des bâtiments d’habitation et de production, tel le village allemand érigé en Utah par Erich Mendelsohn et Konrad Wachsmann pour tester l’efficacité des bombes; d’autres expériences sont reproduites à des échelles différentes, comme des motifs de camouflage et des protections contre les raids aériens, qui appellent la participation d’architectes de paysage, ainsi que des décorateurs d’Hollywood.
L’augmentation de la production signifie que des projets qui, auparavant, seraient restés à l’état de concept, deviennent soudainement essentiels. Construit en quelques mois, le Pentagone accueille des bureaux pour 32 000 employés; ce bâtiment, alors la plus grande construction liée à la guerre, est supplanté par les installations atomiques d’Oak Ridge (75 000 travailleurs) et les immenses camps de concentration européens, tel Auschwitz.
D’une ampleur équivalente, les projets de reconstruction et de commémoration d’après-guerre annoncent la fin du conflit et tentent d’incorporer les meilleurs éléments de l’expérience de la guerre, ses technologies et ses techniques.

Ce livre a reçu le prix du livre 2012 de l'Académie d'Architecture

SOMMAIRE
Ouverture : l'épreuve de la guerre
Les architectes et les villes s'en vont en guerre
Une mobilisation totale, du chantier à la cuisine
Produire la production et le logement ouvrier
La menace aérienne
Le camouflage ou la tentation de l'invisible
Les architectes et les bombes, des bunkers au napalm
Mobilité et préfabrication
Macro et micro ou la question de l'échelle
Sur le front de l'information
La bataille des avenirs : occupation et reconstruction
Recycler, remémorer, oublier


 
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