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Villa TEO est un conte méta-design ; un voyage entre rêve et réalité racontée par l'historien du design Raymond Guidot et le designer Jean-Baptiste Pontecorvo illustrée par plus de 40 magnifiques images de synthèse. C'est aussi une étude prospective sur l'habitat autonome commentée par le journaliste et critique en architecture Gilles de Bure.
Tout commence comme une sorte d’hommage au Powers of Ten, le film de Charles et Ray Eames. Un zoom avant pour juger de l’échelle relative de notre univers, une mise en abyme qui, sans doute, annonce d’autres choses. Et voilà que la villa apparaît, avec son spectaculaire porte-à-faux. Pénétrer la villa, c’est, d’une certaine manière, se confronter à l’univers métaphysique de Giorgio De Chirico, aux espaces vides de toute présence humaine hormis des mannequins sans chair. Surgit alors une sensation de déjà éprouvé. Et si la villa TEO représentait l’avatar contemporain de la villa Arpel ? Cinquante-deux ans après Mon oncle, de Jacques Tati, voici donc un lieu qui recense tous les éléments constitutifs d’une modernité domestique triomphante. Car la villa TEO sera écologique, durable, soutenable, ou ne sera pas. Rien à voir avec les Architectures without Architects, chères à Bernard Rudofsky, et leur spontanéité vernaculaire et savante. Non, mais tout avec la gestion des énergies, qu’elles soient thermique, solaire, éolienne ou aérienne… Pensant à Paolo Soleri, on imagine une sorte d’“arcology” civilisée, pacifiée. S’agit-il d’un projet, d’un manifeste, d’un livre ? D’une combinaison des trois sans le moindre doute.
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