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CRITICAT 17

 

Criticat


CRITICAT 17

 
16.00 €


Code EAN 13 : 9782954428468
langues : 
Français
éditeur : 
Criticat
date de parution : 
22/04/2016
nbre de pages : 
124
format : 
16 x 24 cm



SOMMAIRE

visite
Valéry Didelon, Martin Étienne : En finir avec Euralille ?
Vingt ans après son inauguration, le quartier d’affaires d’Euralille est entré en mutation, notamment par le biais d’une rénovation annoncée de ses espaces publics. L’examen du projet en cours éclaire autant les fondements que le devenir de cette opération hors norme.

RencontreAriane Wilson : Pour une architecture de service public, entretien avec Finn Williams
Le jour, Finn Williams, architecte de trente-trois ans, est fonctionnaire de la Greater London Authority (GLA), l’administration municipale du Grand Londres. Le soir, il élabore des projets dans le cadre d’initiatives collectives et de son association Common Office. Cette activité parallèle n’est pas qu’un dérivatif à un environnement de travail bureaucratique et pesant : elle lui permet de transformer une expérience de terrain en démarche critique productive.

Pièce jointeExtraits de Sub-Plan: A Guide to Permitted Development (2009)
Finn Williams et David Knight


DébatFaire moins avec moins : architectures de crise
L’intrigant décalage entre les discours pessimistes sur l’avenir — à la fois écologique et économique — du monde et la santé florissante du néocapitalisme incite à relativiser la crise de 2007 – 2008 et à ­interroger ses effets, en particulier à partir du champ ­architectural. Alors que les économistes hésitent entre la prophétie autoréalisatrice d’une « sortie du tunnel » et la menace de l’imminence d’un nouveau krach boursier, le mot « crise » apparaît rétro­spectivement trompeur. Comme toutes les autres ­métaphores régulièrement employées dans la presse — « ­éclatement », « séisme », « ­implosion », « effondrement », « chute », etc. — , le terme ­déplace le propos de l’analyse vers la dramatisation, du sens vers le sentiment, et tend surtout à naturaliser les phénomènes économiques, à masquer leurs causes, leurs ressorts, leurs raisons. D’ailleurs, plutôt que d’essayer de savoir ce qu’est cette crise (ce qui en accrédite a priori l’existence), il est peut-être plus utile d’observer ce qu’elle fait, ce qu’elle produit, ce qui s’accomplit en son nom.

Pour les architectes, elle rime assurément avec « moins » : moins de commandes (en ­particulier publiques), moins d’argent, moins de marges de manœuvre, etc. Mais elle suscite aussi, par des logiques d’intériorisation, de nouvelles postures architecturales qui traduisent ce « moins » en termes esthétiques. Plus généralement, elle a provoqué une réaction intellectuelle et disciplinaire, une recomposition du cadre théorique, pédagogique, critique, voire éthique, de l’architecture et, en même temps, une résurgence, sous des formes radicalisées, d’idées et de débats qui avaient émergé à la faveur des crises précédentes (avant-gardes du début du XXe siècle, architectures radicales des ­années 1960 – 1970, Tendenza italienne des années 1970 – 1980…).
Pour avancer sur ces questions, criticat a réuni pendant un beau week-end d’octobre 2015 au Familistère de Guise, lieu de croisement par excellence de la politique et de l’­architecture, une poignée d’architectes (Julien Beller, Pierre Bernard, Aziza Chaouni, Lionel Devlieger, Kersten Geers, Jean-Christophe Grosso et Jeremy Till) ; une rencontre qui a ouvert davantage de questions utiles qu’elle n’a ­apporté de réponses définitives. Un absent à ces débats était l’architecte italien Pier ­Vittorio Aureli, auteur en 2013 d’un essai remarqué sur l’ascétisme et l’architecture. Une lecture critique de l’ouvrage s’imposait, à l’aune des débats de Guise. Pour compléter cette analyse, une anthologie rassemble des textes, récents et peu disponibles en français, débattant des nouvelles formes de « ­minimalisme » architectural. Enfin, la question du « moins » invitait à revenir, sous forme de clin d’œil, sur l’aphorisme miesien « less is more » et sur son incroyable fortune ­critique, faite d’innombrables détournements, retournements et jeux de mots.

analysePierre Chabard : Utilitas, firmitas, austeritas
Le climat culpabilisant qu’ont instauré la dernière crise et les campagnes de rigueur budgétaire censées y remédier a été particulièrement intériorisé par le monde des architectes, qu’ils ont traduit en esthétiques de la pauvreté, ascétismes formels et autres éthiques de la modestie. L’architecte Pier Vittorio Aureli, auteur en 2013 de Less is Enough, illustre et commente à la fois cette réaction et l’éclosion de nouveaux fondamentalismes architecturaux.

ChronologiePlus ou moins : fortunes et infortunes de « less is more »
Anthologie
Les hauts et les bas du minimalisme
Willem Jan Neutelings (2007), Reinier de Graaf & Rem Koolhaas (2009), Pier Vittorio Aureli, Kersten Geers et al. (2012), Kersten Geers (2012), Pier Vittorio Aureli (2013), San Rocco (2014)
Compte rendu
Criticat à Guise : Les Ateliers critiques du Familistère, première
Portrait
Stéphane Berthier : Les charpentes de Jacques Anglade, une contre-culture constructive
Jacques Anglade est un franc-tireur. Ingénieur spécialiste des structures bois, basé à Port-Vendres, au pied des Pyrénées, il construit un peu partout en France des charpentes originales qui renouvellent l’art du charpentier et revalorisent le bois massif. Elles constituent ainsi une œuvre critique de l’industrialisation de la filière bois telle qu’elle s’est constituée au XXe siècle.


EnquêteAriane Wilson : Date de péremption, voir l’emballage
Pour respecter les nouvelles exigences en matière de basse consommation d’énergie, l’isolation thermique par l’extérieur de bâtiments existants se généralise. L’économie d’énergie ainsi réalisée vaut-elle leur défiguration ? Oui, répondent les fabricants d’isolant, qui prétendent sauver, voire améliorer, le visage de ces architectures.

CorrespondanceFrédéric Reynaud : Lettre de Vals
Célébrés dès leur ouverture en 1996, les thermes de Peter Zumthor à Vals ont vite accédé au statut de monument à l’architecture, scellés à jamais dans leur écrin alpestre. Personne n’imaginait que vingt ans après, le vent du libéralisme mondialisé viendrait souffler sur le petit village des Grisons, jusqu’à ébranler le colosse.


 
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