Qu’ils habitent Genève, Nagoya, New York ou Montréal, mais aussi Montreuil, Paris, Moult, Nantes, Mulhouse ou Rambouillet, qu’ils soient jeunes, quinquagénaires ou plus âgés, militants, réunis en fratries, parents ou grands-parents avec enfants adultes… tous ont en commun de vivre ensemble et séparément.

La cohabitation se diffuse aujourd’hui et ne se résume pas seulement à la colocation étudiante. Mais vivre avec un tiers, sans lien amoureux, est inhabituel et implique de trouver un modus vivendi, la « bonne distance », la « familiarité sans intrusion ». Des propositions spatiales spécifiques, qui réinterrogent aussi la manière de concevoir le logement contemporain, doivent être mises en place.

À côté de l’aménagement bricolé dans un logement existant, des lieux pensés pour organiser la cohabitation sont apparus ces dernières années. Quelles sont leurs caractéristiques ? Comment les habitants de tous âges s’y adaptent-ils ? Quels modes de vie inventent-ils ? Quelles valeurs partagent-ils ? Pour répondre à ces nouvelles pratiques de vie, des solutions spatiales où l’intimité est protégée et les lieux de rencontre bien pensés sont imaginées.

Les entretiens avec les cohabitants, l’observation des lieux, les photographies et les « relevés de plans habités » permettent de comprendre la réception de dispositifs encore expérimentaux, mais aussi d’évaluer l’évolution des mœurs et des modes de vie qu’ils soutiennent.