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ARCHISCOPIE 17 / VILLE VERTICALE

 

Archiscopie


ARCHISCOPIE 17 VILLE VERTICALE

 
12.50 €


Code EAN 13 : 2000400122171
date de parution : 
Février 2019
éditeur : 
Cité de l'architecture
langues : 
Français
format : 
17 x 24 cm
nbre de pages : 
128



Éditorial

La hauteur à la recherche d’auteurs - Depuis le modèle toscan de San Gimignano, et ses 72 maisons-tours du XIIe siècle, la ville verticale n’a cessé de stimuler l’imaginaire. Avec son “Highrise of Homes” en 1981, James Wines conçoit ainsi un objet-oxymore où s’imbriquent verticalité et horizontalité.

Le fondateur du groupe Site niche alors le “rêve américain” de la maison individuelle dans la trame d’un puissant bâtiment. Cette bibliothèque géante, où sont rassemblés tous les styles, n’a jamais vu le jour mais a trouvé à se loger dans les collections du MoMA. Trois ans plus tôt, Rem Koolhaas nous rappelait, dans Delirious New York, que “l’architecture de Manhattan est le paradigme de l’exploitation de la densité”. Depuis, l’Oma s’est confronté à maintes reprises à la ville verticale, du projet manifeste “Hyperbuilding”, imaginé pour Bangkok, au multi-block appelé De Rotterdam, qui a sérieusement dynamisé le skyline au bord de la Meuse.
Objet unique ou cluster ? Acte singulier ou concept pluriel ? C’est la question que pose d’emblée le sujet de la tour, riche en détracteurs. Si elle a donné lieu à des gestes exceptionnels, comme la Torre Pirelli de Gio Ponti à Milan, les Torres Blancas de Madrid par F. J. Sáenz de Oiza, ou la tour HSBC à Hong Kong (où Norman Foster révolutionna l’espace de travail dans ce type de lieu), elle a également donné libre cours à de belles conversations à l’instar de celle qu’entretiennent, depuis une soixantaine d’années, les bâtiments de Ludwig Mies van der Rohe et de Gordon Bunshaft, de part et d’autre de Park Avenue à New York. Et s’il est vrai que l’on ne pourra jamais se consoler de l’effroyable disparition, dans un acte assassin, des Twins de Manhattan, ailleurs, les tours jumelles ont tendance à faire florès dans le monde, végétalisées ou pas. D’où un registre d’expression de plus en plus formel avec moult effets de torsion et autres mouvements (parfois fatigants). On a vu ainsi Steven Holl s’inspirer de La Danse de Matisse pour construire Linked Hybrid à Pékin, un ensemble de huit tours reliées en hauteur par des passerelles.
Dans ce débat sur la hauteur, Paris développe des tours “métropolitaines”, parallèlement à la transformation de la tour Montparnasse d’ici 2024 : après le nouveau Palais de Justice porte de Clichy, on attend les tours Duo de Jean Nouvel dans le laboratoire urbain du 13e arrondissement et la tour Triangle de Herzog & de Meuron sur le site de la porte de Versailles.
La tendance est au développement d’ensembles multifonctionnels, à l’image du gratte-ciel The Shard de Londres qui regroupe bureaux, commerces et logements dans une tour très effilée face à la forêt d’immeubles tertiaires de la City. À l’instar de Jean Dubuisson qui construisit une longue barre sur la gare Montparnasse, Renzo Piano a érigé son building sur une infrastructure de transports. De la barre à la tour, il n’y a qu’un mouvement de bascule dans la grande échelle. La ville verticale reste un scénario à (ré)écrire sans fin.

Francis Rambert

 
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