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ARCHITECTURE / CONTINUUM SPATIAL : PERSPECTIVE INVERSEE - (FREDET, JACQUES)

ARCHITECTURE / CONTINUUM SPATIAL : PERSPECTIVE INVERSEE - (FREDET, JACQUES)

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Volume 12. Texte.

Une étude du mode d'organisation de l'espace en continuum, visant à atténuer les limites entre l'intérieur habité et son contexte extérieur par une mise en continuité des parois. L'auteur analyse deux types de procédés, la décomposition et la fusion, à travers divers exemples.
Editions de la Villette
2019
18,00 €
0g
Le "continuum spatial" est un mode d'organisation de l'espace rendu possible, notamment, par l'usage d'ossatures métalliques, puis en béton armé autorisant une certaine autonomie des enveloppes par rapport à la structure bâtie. Il ne doit pas être envisagé sous son seul aspect formel et en fonction de ses effets plastiques, mais aussi comme une façon d'habiter l'espace avec des pratiques spécifiques. Les limites entre les intérieurs habités et le contexte extérieur commencent à s'estomper.Un mode de vie nouveau ouvre la voie à un processus de dissolution des limites entre domaines privé et public.
  Les caractères associés aux anciennes manières de définir l'espace, notamment résidentiel, par pièces distinctes et séries de plans se succédant dans une enfilade, disparaissent au profit d'une mise en continuité des parois-limites des pièces entre elles. De nouvelles enveloppes spatiales introduisent et mettent en valeur des suites modulables de vues, de lumières ou de passages entre les intérieurs et les extérieurs, avec une dématérialisation partielle de ces enveloppes tirant parti de correspondances d'alignements, de l'implicite à l'explicite. Les rapports plein-vide, les jeux de lumières directes ou réfléchies, les distributions sont effectivement modifiés.
  L'auteur distingue deux types d'opération pour décrire et analyser ce mode d'organisation en "continuum": la décomposition et la fusion. Le pavillon de Barcelone de Ludwig Mies van der Rohe (1929) et l'orphelinat d'Aldo van Eyck (1959) sont des références de décomposition contrôlée où les architectes utilisent un principe de dissociation et de compénétration des limites avec apparition d'espaces intermédiaires et des effets alternés d'ouverture et de fermeture. Le pavillon de Finlande d'Alvar Aalto pour l'exposition universelle de New York (1939) et la maison Duncan de Bruce Goff (1965-1967) déclinent des procédés de fusion. ce mode exploite un jeu de déformations continues des parois sur le thème de l'ondulation, dont les replis donnent lieu à des effets divers entre des enveloppes internes et externes.
 
Les treize volumes de cet ouvrage se concluent par une injonction, stimulante quoique inattendue, à rebours d'une rupture technologique habituellement présentée comme inéluctable: l'architecte de demain devra reconquérir la maîtrise et la possession de ses propres outils, aussi bien matériels qu'intellectuels.