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CHAGALL SOULAGES BENZAKEN LE VITRAIL CONTEMPORAIN - (DAVID V & FINANCE L)

CHAGALL SOULAGES BENZAKEN LE VITRAIL CONTEMPORAIN - (DAVID V & FINANCE L)

EN RUPTURE
29,00 €
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Le vitrail, art monumental dont la fonction matérielle première est de clore un mur; a une résonance spirituelle par sa capacité à distribuer la lumière et à donner une atmosphère particulière, une âme, à un édifice qu'il soit moderne ou ancien, religieux ou civil. La France, pays le plus riche du monde en vitrail, toute époque confondue, est la terre d'élection de cet art somptueux. La période contemporaine se distingue par une richesse et une diversité exceptionnelles, qui font de cet art l'un des éléments phares du patrimoine national. Souvent méconnu en raison de sa difficile accessibilité, le vitrail se donne ici à voir. L'ouvrage présente panneaux d'essai, répliques ou vitraux d'exposition et offre ainsi une vision rapprochée exceptionnelle.

Depuis 1945, le vitrail français connaît une histoire riche et diversifiée digne des périodes les plus brillantes de cet art. Ouvert aux plus grands artistes contemporains, il offre un éventail de visions et de formes élargi à l'extrême où les signatures de peintres comme Chagall, Bazaine, Raynaud, Soulages, Raysse ou dernièrement Knoebel et Collin-Thiébaut se succèdent dans des lieux hautement patrimoniaux tels que les cathédrales (Reims etc), églises ou abbayes (Conques etc).

Les signatures d'artistes reconnus sur la scène internationale, tels Chagall, Matisse, Bazaine, Soulages, Benzaken, Raysse ou Tremlett, se succèdent aujourd'hui dans les architectures anciennes ou modernes les plus prestigieuses.
Ce foisonnement créateur n'est pourtant en rien évident. A la fin du XIXème siècle, le vitrail, le plus souvent vendu sur catalogue et fabriqué en série par de grands ateliers de peintres verriers, est devenu un art sclérosé, obéissant à des codes de représentation iconographiques et stylistique dictés par l'église. Sa liberté créatrice lui est en partie rendue dans l'entre-deux-guerres par le mouvement de renouveau de l'art sacré animé par les peintres Maurice Denis et Georges Desvallières. Mais il faut attendre les lendemains de la seconde guerre mondiale pour qu'il conquière une véritable liberté sous l'influence d'intellectuels et d'artistes dont la figure de proue est le Père Couturier. Sa déclaration "il vaut mieux parier pour le génie sans la foi que pour un croyant sans talent" légitime enfin l'ouverture de l'art sacré aux artistes d'avant-garde, quelque soient leurs convictions personnelles ou religieuses.