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PARIS CAPITALE DU XIXE SIECLE - (BENJAMIN WALTER)

PARIS CAPITALE DU XIXE SIECLE - (BENJAMIN WALTER)

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Servant d'introduction au "Livre des Passages", ce texte, écrit en allemand en 1935, puis en français en 1939, évoque en de courtes "fantasmagories" ce qui fait l'essence du Paris du XIXe siècle : les passages et leurs galeries marchandes, les expositions universelles, la décoration intérieure, les rues, les barricades, et termine avec la figure révolutionnaire d'Auguste Blanqui.
Allia
2015
 
6,20 €
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 "Notre enquête se propose de montrer comment les formes de vie nouvelle et les nouvelles créations à base économique et technique que nous devons au siècle dernier entrent dans l'univers d'une fantasmagorie. Ces créations subissent cette 'illumination' non pas seulement de manière théorique, par une transposition idéologique, mais bien dans l'immédiateté de la présence sensible. Elles se manifestent en tant que fantasmagories. Quant à la fantasmagorie de la civilisation elle-même, elle a trouvé son champion dans Haussmann, et son expression manifeste dans ses transformations de Paris."
Tout ce que le XIXe siècle a produit est aux yeux de Walter Benjamin fantasmagorie. Que ce soient les passages qui émaillent le tissu urbain parisien, émanations de la construction en fer, ou les expositions universelles et leurs étalages de marchandises. Lillusionnisme de ce siècle a son champion en la personne du baron Haussmann, et son satiriste le plus zélé en celle de Grandville, transformant tout être humain en objet fantoche. En quelques pages, Benjamin décrit comment ce siècle fut pétri de forces contraires, révolution contre conservatisme, bourgeoisie contre milieu ouvrier, dans le contexte d'une industrialisation tous azimuts. Quand les passages introduisent l'intérieur à l'extérieur, le "modern style" procède en quelque sorte à l'inverse, introduisant par exemple les mouvements de la nature dans le mobilier. La course à la nouveauté, propre de la modernité, se retrouve ritualisée dans la mode. Paris, ville-lumière dont Benjamin dénonce le ballet des illusions, entre oppression et promesse.