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PAYSAGES REACTIONNAIRES / PETIT ESSAI CONTRE LA NOSTALGIE DE LA NATURE - (FERRARI FEDERICO)

PAYSAGES REACTIONNAIRES / PETIT ESSAI CONTRE LA NOSTALGIE DE LA NATURE - (FERRARI FEDERICO)

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Le néolibéralisme a eu raison du style architectural, rabaissé au rang d'outil de marketing où une nature originelle prétendument retrouvée est désormais le facteur clé du succès d'un projet : il en résulte un paysage réactionnaire, un tableau vendu avec l'habitat.

ETEROTOPIA
2016

10,50 €
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« Le grand récit du naturalisme nostalgique - à l'œuvre aujourd'hui dans maints projets architecturaux - a « esthétisé » la notion de paysage, en l'intégrant dans une dynamique de consommation typique de toute marchandise. »

Dans le champ du projet, la nature est aujourd'hui sans cesse évoquée. Invoquant l'impératif environnemental et écologique, les architectes promettent de rendre la ville de demain plus accueillante et agréable, grâce à une architecture de plus en plus « végétale ». Des images séduisantes et « verdoyantes », associées à un vocabulaire étranger au champ lexical du projet, cachent l'architecture en tant qu'objet minéral. L'hégémonie et l'abus de la notion de paysage révèlent en réalité des problématiques culturelles profondes. Le retour à l'identité, aux racines, au lieu : un triptyque hégémonique chez les architectes et le grand public, qu'il convient de remettre en question. Politiquement très ambigus dans leurs implications, ces nouveaux mots d'ordres instrumentalisent une version banalisée de la beauté. C'est en ce sens que nous parlons ici de paysages réactionnaires. L'acception esthétisante et nostalgique du paysage transforme l'impératif écologiste en une idéologie dénuée de toute l'urgence politique que la question mériterait. Cet ouvrage, en dressant une histoire synthétique du « dispositif visuel » structurant une certaine idée de Modernité, entend montrer comment cette dérive contemplative du paysage est révélatrice d'une crise de la notion de projet, entendu dans son sens le plus profondément politique. Nous entendons au contraire affirmer une conception du paysage complexe et évolutive, synthétisant plusieurs questions (d'échelle, de temps, d'objectivité/subjectivité), contre toute rhétorique nostalgique de la « belle intégralité perdue ».